Personnellement, j’ai montré Vénus en premier, avant qu’elle ne se couche, puis Jupiter, Saturne, Mars et la Lune. Je faisais les planètes au 9 mm (champ de 28', grossissement de 84x), et la Lune au 24 mm (champ de 2°11', grossissement de 31x). 

Comme la tradition le veut, Charles 1er a fait sa présentation du ciel nocturne autour de 9 h, 9 h 30.  Et comme d’habitude, son auditoire était captivé.

Michèle Aubin a donné son introduction au cherche-étoiles sur son tapis magique à quelques reprises. 

Jean-François Laplante a installé caméra et laptop sur son SCT. Il montrait aux gens comment on peut faire de la photo astro avec un DSLR.  (J-F : corrige-moi si je me trompe).


Voie Lactée Hereford 2018                                         Passage satellite Hereford 2018

Crédit photos :  Jean-François Laplante

Charles avait apporté sa plus qu’impressionnante lunette géante. La simple vision de l’appareil valait la balade en haut de la montagne.

Et il y avait tous les autres avec leurs instruments.

Pas loin de moi s’est installé un intéressant duo de visiteurs : un garçon d’environ 11 ans avec son père et une petite lunette Tasco. Au début je les ai aidés à s’en servir. Ils l’avaient troquée contre une console de jeu vidéo — un excellent deal d’après moi !  Il manquait la lentille avant sur le chercheur, ce qui le rendait inutilisable (le chercheur), mais malgré ça, le petit homme a réussi à viser correctement Mars, Saturne, Jupiter et la Lune !  Pour une première soirée d’observation, il s’est bien débrouillé et il avait des cibles intéressantes et parfaites pour sa petite lunette !  C’était génial de le voir aller. Il était vraiment fier de ce qu’il accomplissait !

Après le départ des visiteurs, j’ai entrepris des « Finest NGC » (Handbook de la SRAC 2018, p. 320). J’ai d’abord cherché NGC 6712, un amas globulaire dans Scutum (le Bouclier) (Pocket Sky Atlas p.67). En le cherchant, je suis tombé directement sur M11. J’y ai jeté un œil bien entendu. Puis j’ai trouvé NGC 6712 assez facilement ; pas eu besoin de mon Uranométria comme c’est souvent le cas pour les objets un peu difficiles. Je me suis repéré avec l’étoile Delta Scutum entre autres. Au 24 mm, je voyais une petite tache sans granulation. Au 9 mm, je voyais des étoiles périphériques en vision indirecte et je percevais bien que le centre était plus lumineux. C’était un « pas pire globulaire ».

Je suis ensuite allé sur M26 qui est juste à côté. Un petit amas ouvert bien évident et facile.  Après ça je suis allé voir NGC 6712 dans la mégalunette de Charles... pas tout à fait la même vue (!)

Malgré qu’il était rendu 1 h 15, il me restait un peu de courage alors j’ai décidé d’essayer un autre « Finest », NGC 6939, un amas ouvert dans Céphée, à 20 h 31 d’A.D. et + 60:38 de déclinaison. (page 61 du PSA).  « Yep trouvé »  que j’ai écrit dans mon registre à la main. C’est un peu difficile de manœuvrer avec une monture équatoriale dans ce coin, car c’est près du nord ; il faut juste réfléchir un peu plus avant de se déplacer. Mais une fois sur ma dernière étoile repère, Theta Cep, ç’a été assez facile : j’ai centré Theta dans l’oculaire de 24 mm puis descendu en déclinaison de 2 ou 3 °.  En effet, comme l’annonçait le Handbook, je voyais en même temps NGC 6939 et NGC 6946, une galaxie juste à côté.  Je voyais les deux sans aucune difficulté ; c’était près du zénith ; ça devait aider.  C’était pas mal cool ; ça valait l’effort. Je n’ai pas vu d’étoiles au 24 mm, ce qui est surprenant pour un AO (il est peut-être loin ?), mais j’en ai vu au 9 mm.

J’ai remballé mon stock à 2 h 30.

Très belle soirée !

JSN Tendo template designed by JoomlaShine.com