Formation du système solaire
Gisèle Gilbert
Le système solaire est né lorsqu'une masse de matière protostellaire, un gaz tourbillonnant, composé presque exclusivement d'hydrogène pur, s'est progressivement désintégrée, succombant à la gravité, avant de refroidir. La contraction gravitationnelle a chauffé cette matière et une réaction de fusion nucléaire s'est ensuite produite au sein de ce gaz brûlant et dense, qui s'est condensé en son centre, donnant naissance au Soleil. Les planètes telluriques furent formées par le disque de matière qui continuait à tourner autour du Soleil. Les planètes géantes extérieures naquirent ensuite. L'attraction du Soleil domine le système solaire, parce qu'il est extrêmement massif, comparé aux autres planètes.
À la différence des étoiles et du Soleil en particulier, les planètes n'émettent pas de rayonnement visible propre. Elles ne font que nous renvoyer la lumière réfléchie par leur surface (albédo) ou diffusée par leur atmosphère.
Tous les objets du système solaire sont relativement froids en comparaison du Soleil et des étoiles en général. Ils ont un rayonnement propre, toutefois, qui vient s'ajouter au rayonnement solaire: c'est le rayonnement infrarouge.
Le système solaire est donc l'ensemble des corps célestes qui gravitent autour du Soleil. De Mercure, la planète la plus proche du Soleil, aux lointaines comètes du nuage de Oort, le système solaire est constitué d'une infinie variété d'objets de toutes natures, de toutes tailles, soumis aux conditions physiques les plus extrêmes et aux processus physicochimiques les plus divers.
Le système solaire se divise en six parties ou zones par rapport au Soleil:
- Les planètes telluriques: petites, denses et de nature rocheuse, certaines possèdent une mince atmosphère, d'autres n'en n'ont pas. Elles n'ont que trois satellites en tout, deux planètes n'en n'ayant aucun. Elles sont Mercure, Vénus, la Terre, Mars.
- La Ceinture d'astéroïdes: depuis l'orbite de Mars, jusqu'à celle de Jupiter. La plupart des astéroïdes connues se trouvent dans cette région.
- Les planètes joviennes: géantes gazeuses de faible densité, à l'atmosphère épaisse, elles possèdent un système d'anneaux et plus de 50 satellites. Ce sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
- Planétoïdes (Pluton).
- Le Nuage de Oort interne: nuage de comètes.
- Le Nuage de Oort externe: nuage de comètes.
La Terre, une planète au visage changeant
Mario Lessard
Salut la gang!
Ceux qui me connaissent savent bien que si j'ai reçu une piqûre d'astronomie dans un bras, j'en ai aussi reçu une de géologie dans l'autre. C'est de cette science que je vais vous parler dans cet article.
Saviez-vous que notre site d'observation, au camp Les Sommets, se situait sur les restes d'un ancien volcan actif il y a environ 500 millions d'années? Et que tout près de nous, dans la région de Stoke et de Marbleton, on peut trouver des fossiles de coraux et de graptolites? J'en ai moi-même ramené quelques-uns lors de l'une de mes fouilles. Nous y reviendrons. Pour l'instant, nous allons résumer certains processus géologiques de notre planète afin de mieux les comprendre.
À plusieurs reprises au cours de l'histoire de la Terre, un super-continent, rassemblant toutes les terres émergées, s'est formé puis fragmenté, donnant naissance à un nouvel océan. Quand cet océan est parvenu à la fin de sa "vie", il se referme, réunissant à nouveau les terres en un "nouveau" super-continent. Ce cycle d'ouverture et de fermeture d'un océan durerait environ 400 à 500 millions d'années et le mouvement des plaques tectoniques en est la cause. Sans entrer dans les détails, voyons cela de plus près.
Stade d'ouverture: il y a formation d'un rift (fossé d'effondrement) continental dans lequel se trouve une montée de magma. Ce stade est actuellement observé en Afrique (grand rift).
Stade d'océan étroit: en s'élargissant, le rift est occupé par une croûte océanique et un jeune océan. Ce stade est aujourd'hui atteint par la mer Rouge et le golfe de Californie.
Stade d'océan large: les eaux y circulent aisément. L'océan Atlantique y est parvenu.
Stade de subduction: environ 200 millions d'années après l'ouverture d'un rift, une zone de subduction (destruction) se forme sur un ou sur chaque côté des plaques. La croûte océanique, plus dense, plonge sous la croûte continentale au contact de celle-ci et forme une fosse océanique (comme en bordure de la plaque du Pacifique). Quelquefois, il se forme au-dessus de la fosse un chapelet de volcans explosifs nommé arc insulaire. Ainsi, le mouvement des plaques est inversé et on entre dans une phase de fermeture qui rapproche les continents.
Stade de collision: la fermeture de l'océan entraîne la collision entre les continents et la formation d'une chaîne de montagnes. Ainsi se sont formées nos montagnes, les Appalaches au sud-est du Québec, il y a 350 à 450 millions d'années. Ces montagnes étaient à l'époque comparables aux "jeunes" montagnes des Pyrénées francaises d'aujourd'hui. Les Appalaches, de nos jours, en sont tout ce qui reste, ayant été littéralement "varlopées" par des millions d'années d'érosion et, plus récemment, par les grandes glaciations, pour former les dépôts de surfaces meubles d'aujourd'hui sur lesquels poussent nos forêts et sont construits nos routes, etc. On estime que l'épaisseur de la glace devait atteindre 2 à 3 km. Finalement, pour revenir à nos fossiles et à nos volcans, disons que l'un des derniers océans à avoir subi ce cycle complet se nomme Iapétus. Quand le Iapétus s'est refermé, nos Appalaches se sont érigées. À l'époque, notre continent se trouvait à l'équateur sous un climat chaud et humide. Des récifs de corail existants se sont retrouvés emprisonnés dans des mers intérieures et constituent aujourd'hui, après plus de 300 millions d'années, les roches sédimentaires riches en fossiles de Stoke et de Marbleton. C'est dans cette zone qui couvre des centaines de kilomètres carrés que j'effectue la plupart de mes "géo-trips" avec ma blonde, mon GPS et mes cartes "topo", à la recherche de minéraux et de fossiles.
Aussi, lors du stade de fermeture de l'océan Iapétus, un chapelet de volcans s'est formé. On peut aujourd'hui en voir les vestiges à partir du lac Memphrémagog jusqu'au lac St-François, à Lambton. Le camp Les sommets, la ville de Sherbrooke ainsi que les monts Stoke en font partie. Mais il y a mieux: quand nous sommes au sommet du mont Orford, nous nous trouvons sur une partie (qui s'est retrouvée "coincée" lors de la collision) du fond de cet océan disparu depuis des centaines de millions d'années: le Iapétus.
Ciao!!!
Évènements périodiques - Transit de Mercure - 9 mai 2016
Daniel Brousseau
J'avais invité chez moi les membres du CAAS lors du transit malgré les nuages qui défilaient depuis le matin. C'était un lundi et le transit s'échelonnait de 7h13 à 14h41. Les chances étaient de notre bord pour un dégagement mais plusieurs membres du club étaient au travail.
J'avais préparé ma lunette de 120mm avec un filtre Lunt wedge pour le visuel et ma lunette Televue 85 avec un filtre H-alpha pour la photo, le tout sur une monture EQ-6 fixe.
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Crédit photos : Gisèle Gilbert | Crédit photos : Gisèle Gilbert |
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Crédit photos : Gisèle Gilbert | Crédit photos : Gisèle Gilbert |
Les quelques membres présents ont attendu un trentaine de minutes avant que le ciel se dégage. Vers 10h56 les nuages nous ont offert un répit et chacun a pu jeter un coup d'oeil fébrile sur ce minuscule point noir qui semblait flotter à la surface de notre étoile. J'ai fait quelques vidéos afin d'en extraire une photo immortalisant le tout.
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Crédit photos : Daniel Brousseau | Crédit photos : Daniel Brousseau |
Après les deux transits de Vénus en 2008 et 2012, Mercure complétait bien le tableau de chasse. Nous étions bénis des dieux de pouvoir vivre une telle expérience en direct, le trou dans les nuages s'étant vite refermé. À ma connaissance, très peu de photos ont été réalisées ailleurs au Québec dû à la météo.
Je souhaite de tout coeur à tous les membres du club de pouvoir contempler ce que le ciel a de plus beau à nous offrir, des éclipses, des transits et des conjonctions planétaires si fréquentes.
Évènements périodiques - Transit de Vénus - 2012
Le club des Astronomes amateurs de Sherbrooke en collaboration avec le Planétarium de Montréal, un Espace pour la vie, la Fédération des astronomes amateurs du Québec et Rio Tinto Alcan invitent ses membres ainsi que le grand public à lever les yeux vers le ciel pour observer un phénomène unique : le passage de Vénus devant le Soleil.
L’événement aura lieu le 5 juin 2012 à la Place de la Gare à Sherbrooke, de 17h30 au coucher de Soleil.
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Crédit photo: Martin Morin | Crédit photo: Daniel Brousseau |
Sur place, des astronomes amateurs expliqueront en détail les étapes du phénomène, mais surtout, ils vivront cette expérience unique avec le grand public. Ils partageront conseils, jumelles et télescopes —équipé obligatoirement d’un filtre conçu spécialement pour l’observation du Soleil pour observer le passage de Vénus.
Quelques précautions
À l’œil ou à l’aide d’instruments d’optique, l’observation du Soleil demande toujours beaucoup de prudence. Toutefois, c’est faisable et de façon tout à fait sécuritaire en plaçant un filtre entre les yeux et le soleil. Deux solutions sont possibles : des verres de soudeur no 14, en vente dans les quincailleries ou des filtres spécialement conçus et homologués pour l’observation du soleil, qu’on se procure dans les boutiques d’astronomie.
Dernier rendez-vous avant 105 ans
Tous les 584 jours, Vénus repasse entre le Soleil et la Terre, mais on ne peut l’apercevoir, car la plupart du temps, la planète passe largement au-dessus ou en-dessous du Soleil. Mais, en de très rares occasions, l’alignement est tel que Vénus vient se glisser directement devant le disque solaire pour nous offrir le spectacle de sa silhouette toute noire se détachant sur le fond lumineux du Soleil.
Un peu d’histoire
Le passage de Vénus revêt une grande importance scientifique. En effet, c’est en 1716 que l’astronome Edmund Halley — qui a donné son nom à la comète — invite les astronomes à observer les passages de Vénus pour établir la distance absolue qui sépare la Terre du Soleil. Plus tard aux 18e et 19e siècles, des expéditions sont menées partout dans le monde pour observer le passage. Mais Vénus ne dévoilant pas facilement ses secrets, il s’est avéré difficile d’effectuer des mesures précises. Aujourd’hui, ce sont des échos radars qui mesurent les distances entre les planètes et l’intérêt du phénomène du passage de Vénus tient plus à sa rareté.
Article tiré du communiqué de presse du site internet «Espace pour la vie»: https://espacepourlavie.ca/les-passages-de-venus-de-2004-et-2012
Évènements périodiques - Transit de Vénus (activité publique) - 2012
Gisèle Gilbert - Vincent Desmarais - Guillaume Poulin
Club des Astronomes amateurs de Sherbrooke et l'ASTROLab du Mont-Mégantic
Je lis avec grand plaisir tous vos messages concernant le transit d'hier. Comme je peux constater on n'a pas tous eu la même chance du côté température dépendant de la région où nous nous trouvions.
Ici à Sherbrooke on était installé à la Place de la Gare, en pleine ville, sur le bord du Lac des Nations. On était une vingtaine de personnes du CAAS installée sur le terrain avec divers instruments. Quelques personnes de l'ASTROLab nous accompagnaient avec leurs équipements tandis que Sébastien Giguère, installé sous le préau, permettait aux gens de suivre le transit en direct avec la NASA.
On a pu voir le premier contact avant que les nuages ne nous cachent le Soleil un bon moment. Par après, on a pu revoir le Soleil qui jouait à cache-cache avec les nuages. Il apparaissait de brefs moments nous permettant ainsi de l'observer. Vers 19h40 (environ) on a été gâté d'une bonne période de soleil mur à mur pendant un bon 20 minutes. Ensuite les nuages ont eu raison de lui car à partir de 20h00 on ne l'a plus revu.
La participation du public a été incroyable. On a littéralement été submergé par une marée humaine. Vous dire un chiffre pour évaluer cette foule est bien difficile. Un millier peut-être ? Incroyable !!! Je peux vous dire qu'à un moment donné s'il n'y avait pas 400 personnes autour de nos instruments bien il n'y en n'avait pas du tout. En même temps, Sébastien était noyé par les gens qui s'étaient agglutinés sous le préau ne voulant rien manquer du spectacle.
Moi je recevais les gens. Sur ma table il y avait tout le matériel fourni par notre FAAQ. Ce matériel n'a pas fait long feu car vers 18h15 (environ), il ne me restait plus aucune lunette pour observer le transit. Des quelques 300 que nous avions, pfft !!! toutes parties, et ce dans un très court laps de temps. Je ne fournissais pas à répondre aux multiples questions du public. J'ai été carrément submergée par une grosse vague. Pas eu le temps de souper !!!
Je veux profiter de l'occasion pour féliciter et remercier la FAAQ pour tout le soutien qu'on a eu pour cet événement. Grâce à la Fédé, on a profité d'une excellente couverture médiatique (Radio-Canada et TV5) sur place. Bravo aussi pour tous les documents que vous nous aviez envoyés (AstroInfo, lunettes, posters). Il ne me reste que quelques AstroInfo. J'ai même passé tout ce qui me restait de l'Année Internationale de l'Astronomie de 2009 ainsi que tout le matériel sur la pollution lumineuse qui me restait. Il ne me reste plus rien...Ça peut vous donner une idée du nombre de personnes qui sont passées à ma table. Je me suis également servie d'une partie du kit qui sert à l'animation dans les écoles, le Soleil en tissu et les planètes en modèle réduit. Ça en a intéressé plusieurs.
Bref, une bien belle animation. Un public très nombreux, chaleureux, très intéressé et intéressant.
Merci à toute ma gang pour cette belle participation et merci aux animateurs de l'Astrolab. On a formé une très belle équipe. ;o)))
Crédit photo: Guillaume Poulin
Je vais ambitionner un peu et prendre le risque d'avoir l'air trop paternaliste afin de vous remercier et vous féliciter pour le travail que vous avez accompli dans les dernières semaines et qui a produit une activité mémorable hier.
Grace à votre travail, environ 400 personnes ont pu observer, au Marché de la Gare, de façon sécuritaire, Vénus passer devant le Soleil. Sans votre implication, pratiquement personne n'aurait vu le phénomène.
Merci à Gisèle pour toutes les communications avec la Ville de Sherbrooke, pour le compte-rendu d'aujourd'hui sur le forum du CAAS, et pour l'accueil aux tables sur le terrain. Merci à Guy Lafond pour le support technique et les autres «contacts directs» avec la ville ! Merci à Daniel Brousseau pour les entrevues avec les médias et la présentation du Power Point de la FAAQ au CAAS. Merci à Nicolas de m'avoir envoyé ce courriel le 10 mars et d'avoir initié cette géniale collaboration entre l'ASTROLab et le CAAS. Un merci particulier à Sébastien qui s'est en quelque sorte «sacrifié» entre 17h40 et 18h30 (et +) pour faire la présentation sous l'abri, trop loin du site d'observation! Merci à Guillaume et à Rémi, deux autres pros de l'animation! Merci à Colette Jean pour les cocardes. Merci à Guy Dumoulin pour l'amplificateur, même s'il n'a pas servi. Merci à Karl pour l'écran et le reste.Merci à tous ceux qui ont posé des affiches.
Merci à tout le monde d'avoir, encore une fois, trimballé et installé tout votre matériel d'observation. On sait pourquoi on fait ça: c'est pour voir ce sourire d'émerveillement dans le visage des gens qui entrent en «contact visuel» pour la première fois avec une nouvelle planète, un nouvel astre, un nouvel objet céleste.
Voilà - J'espère n'avoir oublié personne. Merci !
PS: Je ne joue pas au hockey, mais hier soir en quittant le site le dernier, j'étais fier comme si j'avais gagné la coupe Stanley !
Vincent Desmarais, Président du CAAS
Crédit photo: Daniel Brousseau
À mon tour de vous dire le plaisir que j'ai eu à partager ce moment mémorable avec vous! Je suis très heureux que nous ayons animé et vécu ça ensemble. La satisfaction est d'autant plus grande que les deux heures qui ont précédé le premier contact ont connu leur part d'incertitude!
À lire les différents témoignages en provenance d'ailleurs au Québec, il semble que nous soyons parmi les endroits où le plus de gens ont pu observer le passage. Cool! J'aime bien penser à ces promeneurs qui n'étaient au courant d'absolument rien et qu'une coïncidence de la vie a amené voir un phénomène que d'autres ont tenté en vain de voir après avoir traversé les océans en bateaux à voile...
Permettez-moi aussi de clarifier que ce fut un réel plaisir pour moi d'être à l'animation sous le préau. Je suis gardien de but, donc habitué à une position différente des autres ;-) J'avais déjà vu celui de 2004 et m'étais préparé mentalement à manquer celui-là. Mais il n'en fut rien, puisque je suis monté juste à temps pour la «dernière éclaircie». J'ai même eu droit à une vision impérissable avec Vénus, le Soleil, de légers voiles de nuages et un petit oiseau lointain qui a virevolté étonnamment longtemps devant le disque solaire. Incroyable! C'est pour toujours gravé dans ma mémoire comme une image de l'intensité et de la brièveté de la vie.
Merci à tous pour cette incroyable journée!
Guillaume Poulin, ASTROLab du Mont-Mégantic
Évènements périodiques - Conjonction Lune -Vénus
Daniel Brousseau
Belle conjonction photographiée juste avant le lever du Soleil.
J'ai manqué de justesse la sortie de Vénus derrière la Lune. Il aurait fallu aller à Terre-Neuve pour voir cela.
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